There is something in my head ..
Archives du journal
You Know I'm No Good
Heaven catch me if I fall.
On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise.
They say if you love somebody
Than you have got to set them free
But I would rather be locked to you
Than live in this pain and misery
Tchi Cum Bah
Biz : Bienvenue sur Niutopia !
Hylst : Bienvenue Struggle ! A ton dernier commentaire sur mon dernier article, je suis sensé te connaîte, mais... dis m'en plus !
struggle : C'est pas marrant si tu devines pas ^^
Songe : Bon retour chez toi, parce qu'ici tu es une habituée sans qui joueb serait un peu moins joueb :)
Hylst : MMMhhhh... Jny... figures toi que j'y songeais ... mais ne voulant pas trop m'avancer... =D
Inconnu :
Delirium-Tremens : Une petite pensée ici...
Delirium-Tremens : Coucou :)
Morphee : J'aime bien ta façon d'écrire. Continues :)
Delirium-Tremens : On dit "pas de nouvelle bonne nouvelle" mais moi j'y crois pas, ça va?
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Lundi (30/06/08)
You see, I'd wait a lifetime Cuz' you're ma destiny
Mes parents sont rentrés hier. Il n'y a plus du monde tous les jours à la maison, il n'y a plus les bouteilles d'alcool "trophées" sur la table, il n'y a plus le shit qui traine sur la table, la vaisselle sale dans l'évier, les chambres squattées, Elle qui arrive par surprise sur ma terrasse sans m'avoir prévenue et moi qui crie, elle à qui j'ai fait l'amour les trois quarts du temps qu'elle a passé ici.
Ca me manque déjà. La vie en accélérée, toujours en retard, pas une seconde pour respirer ou réfléchir, rentrer chez soi et voir des gens posés à table prendre l'apéro qui me demandent ce que je fous là, "Je suis chez moi hiiin".
J'ai enfin eu ce que je voulais, elle. Je me suis battue et je n'en suis qu'au début. Je sais trop bien à quoi m'attendre. "Elle n'a pas le droit de te faire mal même si elle le répare après". Et pourtant, c'est ce qu'elle fait.
Mais tout ce que je souffre n'a plus aucune importance quand elle est dans mes bras à m'appeler "bébé", à me regarder dans les yeux et à me dire "Je t'aime..", quand elle est couchée sur mon ventre à s'endormir, quand je me réveille dans ses bras et qu'elle me dit "C'est l'heure mon bébé" et que dans les secondes qui suivent, on est déjà en train de faire l'amour, quand on se tape nos délires à nous, quand on sent notre complicité à des kilomètres, quand je me sens bien avec elle.
"On dirait un vieux couple. - Dis pas ça, ça fait même pas une semaine qu'on est ensemble. - Nan, mais vous faisiez déjà vieux couple avant même d'être ensemble." Et je ne le prends que bien parce qu'avec elle, c'est devenu naturel, je suis à nue, bien sur que je me protège (on ne change pas ce qu'on est) mais je me sens tellement bien.
Et même si j'ai mal de son instabilité, de son infidélité, de ses mots, de son lunatisme. Que j'ai mal quand elle me dit qu'elle ne veut pas se poser alors qu'elle disait le contraire la veille et qu'elle met en pseudo MSN quelques heures après "T'aime mon bébé". Bah je l'aime quand même. Et le matin quand je me lève, j'ai une raison de me lever. Même si elle est douloureuse. Je revis.
Craché par struggle, à 00:42 dans la rubrique "Hell on Earth".
Dimanche (22/06/08)
Liquid Sugar
Plus de nouvelles depuis une semaine, j'en suis désolée, mes parents sont partis et c'est un peu le skwat ici. J'ai plus une seconde à moi.
Je pourrais vous raconter la tonne de choses qui s'est passé en une semaine, les hauts, les bas, les putains de bas qui font que ce n'est qu'une descente interminable dont on espère remonter, on y croit dur comme fer, qu'on va remonter, mais on redesend encore plus bas. Je pourrais vous raconter que j'ai brisé un coeur pour réparer le mien. Je pourrais vous raconter les heures passées à ses côtés, à la regarder, à la supplier pour qu'elle veule de moi, à l'embrasser, à être dans ses bras. Je pourrais vous raconter toutes ces choses qu'elle me dit, ces choses qui restent gravées, ses sms où elle me dit "Je t'aime", ses humeurs changeantes où elle passe de "On ne se parle plus" à "Je ne peux résister à ton sourire et à ton regard amoureux". Je pourrais vous raconter que j'ai fait de ma vie un bordel innommable, que j'suis tombée encore plus bas que je ne le pensais, que j'ai encore perdu du poids, que ma vie c'est les montagnes russes qui descendent trop, trop vite à tel point que je finis par en vomir. Mais je ne le ferais pas.
Je dirais ce qui se passe réellement, ce qui se passe sans que personne ne le voit. Ce que l'on ne sait pas.
J'ai foutu un an et quatre mois en l'air. Un an et quatre mois que je ne m'étais pas coupée. Et je suis retombée. Je me suis décorée le haut de la cuisse gauche. Assise par terre dans ma salle de bain, j'ai pris ce qui me tombait sous la main, n'importe quoi pourvu que ça coupe. Cutter, cran d'arrêt, rasoir. Et j'ai éraflé ma peau d'une quarantaine de petites coupures. J'ai pas enfoncé la lame sous la peau. Je ne suis pas tombée si bas. Le sang a coulé et je me suis calmée très vite. L'impression de marcher sous l'eau.
Mais je crie que je ne me laisserai pas abattre. Je l'aime à crever. Je l'aime à saigner. J'aurais voulu mieux savoir t'ouvrir mon coeur mais j'ai su t'ouvrir que mon corps. J'aurais voulu que tu acceptes d'entendre ce qu'il y avait à l'intérieur de moi, mais t'as refusé alors je l'ai fait sortir comme j'ai pu.
Je voulais juste avoir foi en quelque chose. Une putain de raison de me lever le matin. J'ai été refusée à Sup de Pub (école de communication et de marketing), l'an prochain je vais rester ici et ça me tue. Mais j'ai quelque chose.
Je suis (enfin) avec elle. Mais pour combien de temps?
Craché par struggle, à 20:58 dans la rubrique "Hell on Earth".
Mardi (10/06/08)
I hate myself for loving you
16% de mon salaire passe dans la weed / le shit. Quand je vais au restau, 1/3 de mon addition perso passe dans la nourriture, 2/3 passe dans l'alcool. Je fume plus d'un paquet par jour. J'suis réellement défoncée 12/24. Les anxios, les joints, les joints AUX anxios, les rails, le poppers, tout ce qui peut me défoncer presque légalement.
Mes quatre derniers articles ne parlent que d'elle.
Et on me dit que ça ne va aller qu'en s'empirant.
Plus tu baises, moins tu cogites, mieux tu dors.
J'ai un problème? J'veux juste retrouver une raison de me lever le matin, c'est tout.
Craché par struggle, à 01:23 dans la rubrique "Hell on Earth".
Dimanche (08/06/08)
Toi Tu Dis Que T'es Bien Sans Moi
--> Et le sourire des filles non ne me fait plus rien.
Tu verras, tu verras..
Et quand elle sourit, c'est tout son visage qui s'illumine. Son regard qui me transperce au plus profond de mon âme. Je la regardais, je n'avais envie que de l'embrasser.
Lovée contre elle, c'est comme si nous nous en remettions au destin, que ne ne pouvions rien contre, que c'était comme ça. Elle est allongée, je me mets contre elle, je respire son odeur, mon visage collé à son cou, on ne croise pas nos regards. Et, c'est plus fort que nous, je me donne à elle. Elle ne peut s'empêcher de m'embrasser, et je n'attends que ça.
Je me souviendrais de tous les foutus détails, son regard de biais dans la voiture, ses yeux bleus, son sourire, son putain de sourire, sa voix, je pourrais l'écouter parler des heures, je l'ai écouté parler des heures sans me lasser une seule fois. Et je suis jalouse de toutes ces filles qui ont pu l'avoir sans la partager alors que je n'ai eu le droit qu'à des fragments d'elle. Il n'y a que ces moments qui sont à moi, sa façon de se retenir, d'essayer de me repousser pour ne pouvoir éviter l'inévitable.
Et puis, elle est près de moi, je ne peux pas la toucher, je peux à peine l'approcher. Le peu de choses que je lui dis doit être neutre. Je la vois en aimer une autre, ça ne me fait même pas mal. Parce qu'elle sourit et que je ne peux y résister. C'est juste insoutenable comme situation. Et quand j'y repense, ça déchire. ELLE NE SERA JAMAIS A MOI. Je me suis battue pour elle et je repars avec le coeur en morceaux. Tout ça, c'est terminé maintenant. You're just broke my heart. If only I can scream.
Et tous les joints, et tous les verres d'alcool, et tous les moments où je suis défoncée qui sont beaucoup trop fréquents ne changent rien, ne guérissent rien.
Pourquoi tomber amoureuse si c'est pour endurer ça? Je veux plus, je veux plus, je veux plus. Plus les jours passent et moins j'y crois. J'ai envie d'y croire pourtant. Mais j'me casse la gueule à chaque fois. J'en ai assez de tomber, et plus la force de me relever.
Toi tu dis que t’es bien sans moi
Et qu’au fond de mes bras il y fait trop froid
Toi tu dis que t’es bien que t’es bien que t’es bien sans moi
Et moi y’a quelque chose qui fait que j’y crois pas
Toi tu dis que t’es bien sans moi
Et que mes bras ne sont pas faits pour toi
Toi tu dis que t’es bien que t’es bien que t’es bien sans moi
Mais moi y’a quelque chose qui fait que j’entends pas.
Craché par struggle, à 19:47 dans la rubrique "Hell on Earth".
Jeudi (05/06/08)
Avec le temps va, tout s'en va. / Beautiful Garbage (3)
"Pour que tu m'oublies (sous entendu, que tu ne sois plus amoureuse de moi), faudrait qu'on arrête de s'appeler trois fois par jour et de s'envoyer des messages tous les quarts d'heure."
C'est pas faux. Mais quand je t'envoie pas de énième message le soir, c'est toi qui m'appelle quatre fois le lendemain matin et qui ne veut plus raccrocher alors que je suis sous la douche..
Tu m'appelles pour me dire que t'es heureuse.. et putain, qu'est ce que j'aime quand tu es de bonne humeur. Ca me donne envie de te prendre dans mes bras aussi fort que possible. Mais si t'es si heureuse, c'est grace à elle. Et ça, ça torture. Mais j'te vois contente, et ça, ça n'a pas de prix.
Je voudrais juste que ça se passe pas comme ça. T'es tellement mignonne. Je sais pas pourquoi j'ai cette image de toi, en jogging avec tes lunettes sur le parking de la salles des fêtes de Tav****, qui s'approche de moi avec un regard à transpercer les entrailles pour m'embrasser. Ca ne me quitte plus. J'ai ressenti ça tellement fort. Etait-ce réciproque?
"T'es tombée bien bas pour une fille, j'dois l'avouer." Nan, juste retombée cinq ans en arrière. On se construit une carapace, on devient plus forte par trop de coups, on semble invincible, on en vient même à se croire invincible. Les coups glissent sur nous, on n'a plus mal, on devient (trop) lucide, on se protège des coups dans l'eau. Ca prend des années mais on ressort forte. Pour de vrai. On ne montre rien, on ressent à peine la douleur et la vie suit son cours. Pour rencontrer quelqu'un, qui au bout d'une foutue semaine, détruit tout. J'ai pas la force de tout reconstruire. Je me suis battue chaque foutu jour depuis cinq ans, et j'ai rendu les armes comme ça. D'un claquement de doigts (c'est le cas de le dire). [Okay', je fais de l'humour naze, je sors]. J'ai plus le temps, plus la force de reconstruire ça.
. Quatrième phase : Rechute? Ca fait une semaine que je ne mange quasiment plus. J'ai arrêté mes menus équilibrés, j'ai arrêté de me forcer. J'ai plus la force pour ça non plus. Pathétique. C'est pas que je ne veux pas mais chaque bouchée me donne envie de vomir. J'ai encore perdu du poids, et j'm'en fous. Et puis parfois, j'ai ce besoin de manger, c'est pas une envie, mais un vrai besoin. Je ne peux plus m'arrêter. Manger, n'importe quoi, c'est pas important. Du moment que ça me remplit l'estomac. Que ça comble ce putain de vide. Je n'arrive plus à m'arrêter, c'est réellement plus fort que moi, même si je ne suis pas seule, j'arrive plus à me contrôler. Et j'arrête seulement quand ça fait mal au ventre, que ça donne la nausée. Mais le vide est toujours là, quoique je fasse.
. Je vais me mettre à croire en Dieu malgré mes nombreux péchés d'aujourd'hui. A commencer par se poser devant une église pour fumer un joint. (C'était pas du tout voulu, simplement le seul endroit de Chatelet où l'on pouvait être un peu tranquilles). Quitte à être devant l'église, autant la visiter. Et puis Laura veut allumer un cierge, alors on l'allume ensemble, pour "nous". Le cierge s'est tout de suite éteint. (C'est réellement un signe divin, je vais devenir croyante.) Ca n'a pas touché Laura et je l'ai rallumé. (Elle veut qu'on vive ensemble l'an prochain. "D'accord ma puce, mais avant d'emménager, faudra peut être que je te dise que j'en aime une autre et que j'ai couché avec elle alors qu'on était ensemble". Ou pas.) Après avoir allumé le cierge, on s'est embrassées. Embrasser une fille dans une église. Je vais crever en Enfer.
Craché par struggle, à 01:44 dans la rubrique "Hell on Earth".
Mardi (03/06/08)
JE SUIS CE QUE TU VEUX BIEN FAIRE DE MOI ET TU FAIS TOUT ET N'IMPORTE QUOI
C'EST L'ENFER SUR LA TERRE, IL FAIT ETOUFFANT, IL FAUT DE L'AIR OU ON VA TOUS MOURIR, on va tous mourir..
Mon joint fume encore dans le cendrier, je suis incapable de bien l'éteindre, comme les clopes. Ma chambre est un grand cendrier froid.
Pourquoi tu dis que t'as toujours été claire, qu'on sera jamais ensemble alors que t'es pas foutue d'arrêter de me parler, de m'envoyer des messages, de m'appeler?.. Putain qu'est ce que j'aime te regarder dormir. J'pourrais rester des heures à te regarder comme ça.
J'ai envie de crier, d'hurler aussi fort que possible. Au début, ça a juste piqué. Sans vraiment faire mal. C'est comme si la douleur était montée petit à petit, pour m'écraser les poumons, taillader mes entrailles, serrer ma gorge. J'ai tellement envie de tout casser.
Tuer tout ce qui restait de vie en moi. Si j'avais pu, j'aurais pleuré. Tellement ça m'a donné envie de vomir et de jeter mes poings sur le mur. MAIS REGARDE NOUS. On est mortes avant même d'être nées. Ta voix, ton sourire quand je te disais certaines choses me restent en travers de la gorge. La seule chose qui me rassure un peu, c'est que t'as autant envie que moi de crier.
Pourquoi tu m'fais autant mal? Pourquoi tu me mens? Pourquoi tu ne peux t'empêcher de me quitter? Pourquoi tu me dis que ce ne sera jamais possible entre nous alors que je ne rêve que de tes bras..
Y'a ces choses que j'voudrais te dire, ces questions qui torturent et toi.
Ca tord le ventre. Cette peur qui tiraille, ce besoin malsain de continuer. Peur d'être désillusionnée, j'ai le souffle coupé. Envie perverse, ton gout d'adieu sur mes lèvres, c'est comme si on me compressait le corps tout entier. _Tu t'es déjà noyée? Moi ça m'arrive tous les jours, dès que je me lève. J'me sens étouffer, la vision devient floue, j'ai quelque chose qui envahit mes poumons, et quand je me sens vaciller, je rouvre les yeux et je me surprends à penser à toi.
Ta voix qui déchire mon sommeil, tes mots qui se perdent dans ma tête, ce serait plus simple si tu étais près de moi, mais j'suis seule.
J'ai trop de monstres en moi pour aimer.
Parce que moi aussi y'a des choses que j'aimerai te dire ,
Mais je me sens obligé de me l'interdire ...
Pourquoi .
Peut etre pour ne pas te faire fuir,
Peut etre pour ne pas me fuir,
Peut etre parce que j'ai peur,
Peur de mes erreurs que je connais par coeur ...
Peur de toi et se que tu pourrais attendre de moi ...
Parce que je me demande pourquoi on arrive pas a fermer cette putain de fenetre msn,
Parce que quand je me lève, j'attends qu'une seule chose ,
Voir mon portable s'allumé en me disant que j'ai recu un message de toi ...
MAIS POURQUOI CA ARRIVE MAINTENANT TOUT CA ...
POURQUOI PAS AVANT ?
POURQUOI PAS APRES ....
Ta putain de réponse..
Craché par struggle, à 01:29 dans la rubrique "Hell on Earth".
Lundi (02/06/08)
Tu y crois toi, à la magie des rencontres?
Elle a jeté mon âme à bouffer au néant me laissant le cœur vide.
Et je la vois défiler en robe devant moi. Elle me cherche, je tire une latte, la regarde et l'appelle. C'est bizarre de la voir en robe. Ou de la voir tout court. Elle me fait la bise avec le dernier bisou pronnoncé, en plein sur ma joue.
Nous sommes dans sa voiture, seules, les autres sont partis. Pourquoi nous laisser seules? C'était vraiment pas l'idée du siècle. Elle se change, troque sa robe contre un vieux jogging, mais qui lui va si bien. - Hey, regarde là bas. Je me penche pour l'embrasser sur la joue, elle se retourne et me prend la bouche. Sa langue va droit dans ma bouche, et on s'embrasse. Je ne la repousse pas. - Aaah Jenny, c'est pas bien, c'est pas bien ! - On fume une clope? - Ouai' - T'façon, embrasser, c'est pas tromper hin.
Je prends une clope, l'allume, crache la fumée. Elle aussi. Et puis, je sais pas, nos bouches se retrouvent collées l'une à l'autre. - Humpfr, Jenny, c'est pas bien, c'est pas bien .. (pas évident de parler quand on a sa langue dans la bouche de quelqu'un d'autre.) - Regarde-moi dans les yeux. - Quoi? - J'ai envie de baiser avec toi. - Aaaah nan, arrête, laisse-moi tranquilleuh ! - J'ai envie de baiser avec toi. - Bon, on fait un truc, toi tu regardes là bas et moi de l'autre coté, okay'?
- C'est pas moi, c'est ma main, elle te caresse toute seule, j'y peux rien. - D'accord. - Nan, mais j'te promets, je ne fais pas exprès.
La buée se forme de plus en plus sur les vitres de la voiture. On se retrouve à l'arrière de la 106 rouge, on s'embrasse, à chaque fois on va un peu plus loin avant de se stopper net en se disant que ce n'est pas bien.
Mes mains vont sur ses seins, je dégraffe son soutien gorge, elle me caresse les cuisses, je lui attrappe les cheveux, on s'embrasse dans le cou. C'est fatal. - Le problème là, c'est que j'ai trop envie de toi. - Mmh, moi aussi ..
Je sais pas comment ça se fait, ça se fait tout seul en fait, elle m'enlève la ceinture, puis déboutonne le jean et elle me caresse. Je ne calcule pas que ça, c'est tromper, nan c'est pas vraiment coucher. Jusqu'à ce que ses doigts me pénètrent, je gémis, elle me regarde dans les yeux, elle est si belle.
Elle avait les yeux noirs desquels on voit du bleu,
qu’on prend pour l’océan, dans lesquels on voit Dieu.
Je ne comprends pas comment tout a pu se passer si vite. On ne peut pas être en train de coucher ensemble. Et pourtant. J'embrasse son cou, sent son odeur, son odeur qu'elle a laissé sur ma veste et mes cheveux, je m'enivre.
Cette horreur au fond d’elles, ouais ce monstre qui crie quand elles vous font l’amour, TU SAIS QU'ELLES N'OUBLIENT PAS QU'IL N'Y A QU'A LA NATURE QU'ELLES NE TIENNENT PAROLE.
Je me rhabille et quelqu'un crie son prénom à l'extérieur. On sort, mine de rien. Genre nan, on n'a pas couché sur le parking de la salle des fêtes alors qu'il y avait du monde autour.
- Euh, t'es pas un peu décoiffée?
Ses amis nous rejoignent, je ne dis rien, je l'écoute. J'aime tellement sa voix. Je n'ose pas aller vraiment vers elle, étant donné que nous ne sommes pas seules mais elle prend l'initiative. Elle me prend dans ses bras, m'embrasse. C'est tellement tout ce dont j'avais besoin, ses bras. On se pose tous dans sa voiture, elle & moi toujours à l'arrière, elle s'allonge sur mes genoux. Je ne peux m'empêcher de la regarder, j'aime la forme de son visage, ses cheveux blonds qui retombent sur son visage, ses yeux bleus.
La mémoire de ses yeux qui me colle à la peau.
Elle n'a pas remis son soutien-gorge et je passe ma main sous son sweat pour caresser ses seins. Regard insistant de sa part. - Mais laisse-moi tranquilleuh. - Méfie-toi, la dernière fois que tu as dit ça, voilà comment ça s'est fini.. Regard atteré de sa part, genre j'ai dit LE truc à ne pas dire.
Mon portable n'arrête pas de sonner, je ne connais pas le numéro donc ne répond pas. Je filtre les appels, juste au cas où. Quand c'est vraiment insistant et que je crois reconnaitre un numéro, je réponds avec une voix toute endormie. "Moi? Mais j'suis dans le fond de mon lit, je dors, voyons !" Mais ouf, ce n'est que Cécilia.
Le temps passe, il est 4h du matin, ses amis veulent rentrer. Nous les raccompagnons et nous voilà encore dans sa 106, à l'arrière, seules et pour de bon, à proximité d'une foret. - Tu sais que c'est illégal de dormir dans sa voiture? En fait, t'as pas le droit si t'es sur la voie publique. - T'es sérieuse?! - Bah bien sur.
On commence à s'embrasser, prêtes pour un deuxième tour quand nous sommes interrompues par un bruit de voiture. - Bah tiens, c'est les flics. Cache toi. La voiture ralentit fortement devant nos deux voitures garées côte à côte et continue sa route. - C'est pas une impasse? - Bah si. - Ils vont faire demi tour alors. - Arrête, ça me fait flipper. - Mais c'est pas grave, au pire ils nous disent de rentrer chez nous, c'est tout. Par contre, j'ai de la beuh sur moi donc euh, faudrait pas trop se faire remarquer quand même ^^ - Jenny, arrête !
Elle se calme assez vite puisqu'on se retrouvent vite peu habillées. Voire nue pour moi et à demi nue pour elle. On refait l'amour, plus longtemps. J'aime la façon dont elle me regarde, dont elle me caresse, dont elle m'embrasse. Je la griffe, continue à gémir.
Je cherche magie noire pour délivrer mon corps du sort qu’on m'a jeté.
Le jour commence à se lever, nous avons fait l'amour jusqu'au petit matin. Il est temps de dormir.
Puis on se rhabille, mon string est trempé, je m'excuse et elle me dit que j'ai tâché son jogging. Dur. - Nan, mais ça m'arrive jamais d'habitude hin. - T'inquiète, pas de soucis - Nan, franchement, désolée.
On prend le duvet, on s'endort avec pas mal de difficultés. Je la regarde s'endormir, encore une fois, je la trouve tellement belle. On se réveille plusieurs fois dans la matinée, pour se "lever" à 9h45, quand son réveil sonne. J'ai froid, elle me prend dans ses bras. Le temps est passé tellement vite, j'ai pas vu passer la nuit. J'aurais pu rester éveillée encore et encore juste pour être un peu plus avec elle. C'était un moment à nous. Et juste à nous. Et personne ne pourra nous le prendre. J'ai la sensation que tout est naturel avec elle. Je n'en reviens pas d'avoir fait 70km et accepter de dormir dehors juste pour être avec elle.
Première clope de la journée. - Jenny, je t'ai pas baisée, j'veux que ce soit clair. - Oui, oui.. - Nan, t'as pas l'air convaincue, j't'ai fait l'amour, d'accord. - Oui. - Allez, un sourire.. - J'ai pas envie.
- Mais tu comprends pas que quand je te vois, j'ai juste envie de te prendre dans mes bras et de te protéger? Je ne peux pas te faire du mal, je sais trop bien comment je suis. - Tu sais ce que j'en pense. - Mais franchement, tu sortirais avec une fille qui te tromperait et te ferait du mal? - OUI. [...] Tu croyais que j'allais répondre quoi?! Moi aussi, j'l'ai déjà dit "C'est que j'veux pas te faire de mal.." Ecoute, j'suis pas du genre à montrer mes sentiments alors retiens bien ce que je vais te dire. Tu m'as fait tourner la tête comme pas permis en une semaine. J'suis pas comme ça d'habitude. Mais toi..
À tous ceux dans leurs bras qui sont faits prisonniers,
j’ai l’âme solidaire et puis ma sympathie à ces fous qui comme moi finiront pas la nuit.
Il est temps de partir après quelques discussions, c'est dur de la quitter. Elle me raccompagne à ma voiture, et reste à mes côtés. Comme si elle ne voulait pas partir. Je meurs d'envie de la retenir. J'essaie de l'embrasser pour lui dire au revoir, elle me repousse. Elle part, je m'allume une clope, les larmes aux yeux, le coeur au bord des lèvres. Et elle ouvre ma portière pour m'embrasser. J'ai envie de pleurer.
Et le sourire des filles, non ne me fait plus rien.
On se jette corps et âme dans quelque chose voué à l'échec, on y donne tout son coeur, et ça fait tellement mal. J'ai pleuré ce soir. Parce que putain, ouai' j'veux être avec elle. Mais non. Le destin en a décidé autrement? Pourquoi je suis incapable d'aimer les gens qui m'aiment? Et de n'être attirée que par les "mauvaises" personnes?
J'EN PEUX PLUS DE CES JEUX QUI NOUS TUENT,
J'EN AI MARRE DE CE COEUR, MON DIEU, QUI NE BAT PLUS
et qui toujours s’incline aux pieds de fausses blondes
qui nous mènent à la cime,
qui nous traînent à la tombe.
Craché par struggle, à 03:16 dans la rubrique "Hell on Earth".
Mercredi (28/05/08)
Nouvelle sous Weed
.. L'enfant était sidérée de l'intérêt qu'on lui portait depuis qu'elle avait mal tournée. Elle avait fait une croix sur ce qu'elle avait été avant et s'accordait une vengeance personnelle. Ce ne fera de mal à personne, et surtout à elle. Elle s'était sentie humiliée la moitié de sa vie, elle humiliera les autres l'autre moitié. Mais c'était même pas voulu. C'était juste l'arrière-goût. Elle s'était battue pour en arriver là, et c'était triste. Parce qu'elle était tombée bien bas. Mais ce n'était pas grave. Elle saurait avancer. Elle ne se donnait aucun droit à l'erreur.
Un jour quand la situation se serait stabilisée, elle passerait à autre chose. Le côté dépravé et exhubérant la passerait, et la vie deviendrait plus facile. L'ordre des choses serait de nouveau établi.
Seulement, elle était faible. Elle avait la faiblesse de tout homme mélangée à celle de toute femme : le sexe et plaire. Ca faisait un cocktail explosif. Attention aux tâches.
Peut être qu'elle se battrait contre ça, peut être qu'elle saurait avancer et prendre le bon chemin.
Mais elle n'avait peut être pas envie de ça. Cesser de se retenir. Trouver un équilibre dans le plaisir et la perdition. Peut être plus envie de refuser, envie de se rendre vraiment heureuse, pour arrêter de se le convaincre.
Plus envie d'ça.
Craché par struggle, à 01:25 dans la rubrique "Hell on Earth".
Samedi (24/05/08)
J'ai le coeur qui renverse
Et l’horreur du monde n’est rien comparaison
à ce que l’amour fait à ceux qui dans l’union
pensent oublier un peu qu’on est triste ici-bas
"Arrête de rendre les gens mal parce que tu es mal." "Faut être maso pour t'aimer." "Je me rends compte que je me flagele avec toi."
Dis de trois personnes qui ont quelque sentiment pour moi. Si seulement, ils avaient tort. Si seulement, ils se trompaient. Avant d'aimer les gens, je leur fais mal, c'est plus facile comme ça. Y'a un désarroi pas désagréable à être paumée. Un pouvoir pas si nocif à faire n'importe quoi.
On s'oublie en écartant les cuisses, on s'oublie en se saoulant, en s'étourdissant. On fuit loin de notre lucidité, loin de tout amour pour ne plus avoir les poumons compressés. On se dit hédoniste, dommage qu'on se brise le coeur à chaque fois.
Et puis un soir, c'est le débordement. L'explosion. Game Over. J'ai perdu, et j'ai tout perdu.
Les larmes salées coulent de mes yeux, comment j'ai pu descendre aussi bas? Comment j'ai pu tomber? Pourquoi ici, pourquoi là dedans? Je me déteste d'être moi, j'ai envie de m'arracher toutes les fibres de mon corps. Et de les recoudre en quelque chose de plus présentable. Si seulement, je pouvais hurler.
Ils disent que je profite, n'ont aucune idée de ce qui se passe dans mon petit corps. Chaque geste est ressenti comme un viol de mon âme, alors je me cache, je cache mon coeur à faire croire qu'il n'existe plus, j'ai la gorge serrée, le corps prisonnier de mes envies. Mon cou est crispé par l'angoisse qui m'est monté au poumons, mon visage est lacéré par mes larmes amères, je me tue à petits feux.
Il me faut quelque chose pour que j'avance, le voile noir est posé sur mon visage, je l'entr'ouvre pour voir, voir quelque chose, n'importe quoi mais ne plus être aveugle sur ma propre souffrance. Y'a du chaos, plus de limites, c'est l'anarchie totale des sentiments. La haine et l'amour se sont mélangées, l'excitation et l'énervement, l'emerveillement et la lucidité. Tout est dans un bordel inavouable.
Il est temps de remettre de l'ordre. Prendre les bonnes décisions.
Alors je prends la résolution de me remettre dans le droit chemin, je
suis acceptée dans une école l'an prochain pour un BTS MUC, alors je
bosserai et réussirai.
Je prendrais soin d'une femme, et pas n'importe laquelle, je la traiterai comme elle le mérite, je lui donnerai cette chance qu'elle réclamait tant.
Elle s'endormira au creux de mes bras, murmurant qu'elle est juste bien, mes mains caresseront son corps, et je lui collerai un sourire sur la face. On repartira de zéro, même si c'est peut être voué à l'échec, j'm'en fous. On reconstruira sur les cendres, on bâtira nos murs pour la protéger, on crachera sur le passé, on se fera mal par trop d'émotions.
Je ressors avec Laura.
Et je vais me restructurer. J'aurai crié, "Donnez moi des limites, virez moi cette liberté, emmenez moi prendre l'air, un autre air, un air sain, foutez moi des claques mais ne me laissez pas à moi-même". Jusqu'à ce que je me sois faite mal. Hush.
Il est temps de reprendre une vie et de laisser aux autres le goût de la perdition. J'ai donné.
J’en peux plus de ces jeux qui nous tuent,
j’en ai marre de ce cœur mon dieu qui ne bat plus.
Craché par struggle, à 00:54 dans la rubrique "Hell on Earth".
Jeudi (22/05/08)
Mail à Taz'
--> J'suis blessée à l'intérieur, le coeur pas stable
Coucou .. Je te dois certaines "explications" et comme j'suis pas foutue
d'parler, ben je t'écris. Y'a tellement de choses que tu m'as dites où
j'aurai voulu réagir mais je n'y arrivais pas, les mots ne sortaient pas de ma
bouche. On s'est rencontrés et le feeling est direct passé. J'me
souviens de l'HACIENDA, du premier bisou que je t'ai fait :) (avec même une
photo pour l'immortaliser héhé) .. [déjà, c'était crâmé que j'étais une
allumeuse >.<] Puis on s'est revus, j'étais pas complètement naïve,
j'me suis bien doutée qu'il y aurait quelque chose. Mais je me suis voilée la
face "Advienne que pourra". C'était tellement plus facile comme ça. J'ai
souvent réagi comme ça, et avec toi, ça n'a pas loupé. Le temps a passé, on
s'est rapprochés beaucoup trop et beaucoup trop vite. Tu voulais qu'on joue
et j'ai refusé. Je connaissais la finalité. Parce que c'est toujours la même.
Y'en a toujours un qui finit face contre terre, le coeur cassé en deux. A ce
moment là, je savais pas qui de nous deux terminerait avec le coeur en miettes.
Mais je me suis protégée. Puis lors de mon départ en Grèce, j'ai compris que ça
allait être toi. J'ai pas essayé d'arrêter, j'me suis encore cachée cette phrase
"Advienne que pourra", parce que je ne voulais pas te perdre. Et puis je savais
pas vraiment ce que je voulais. T'es arrivé au mauvais moment, au moment où
je faisais (fais) n'importe quoi. J'ai fait du mal à plusieurs personnes mais
aussi à moi même. T'avais quelques paroles blessantes et je me complaisais
dans le fait que tu n'arrivais pas à me cerner. C'était la seule chose qui
pouvait encore me protéger. Revenue de Grèce, j'ai imaginé que c'était passé,
j'me suis convaincue qu'on était amis et rien de plus, j'pensais avoir été
claire là dessus. Mais j'me trompais. Puis là, j'ai perdu le contrôle. J'suis
tombée très bas, j'avais les yeux grands ouverts mais je ne voyais rien. On
s'est rapprochés davantage mais j'ai rien vu venir parce que ça s'est fait
naturellement. Et faut dire que j'te facilitais pas vraiment la tâche (je pense
notamment à la fois où je t'ai appelé, saoule..) C'est juste que j'aimais
bien la manière dont tu me traitais, la façon que tu avais de prendre soin de
moi. Encore une fois, j'me suis voilée la face. J'lisais bien tes pseudos MSN
mais ne les comprenaient pas. J'pensais pas te faire du mal. J'aimais la
relation qu'on entretenait, c'est agréable d'avoir une épaule sur laquelle poser
sa tête pour se sentir un peu protégée de ce monde. J'suis tellement paumée
et t'en as payé les frais. Alors, peur d'aimer, peur d'être cernée,
alors hop on remet la carapace .. J'me suis cachée derrière le jeu (ce qui
explique mon comportement de samedi soir chez toi, encore une fois, désolée),
cachée derrière ma face d'allumeuse. C'était plus facile comme ça. J'le
répète, t'es arrivé au mauvais moment et aujourd'hui, enfin je t'écoute et j'me
remets en question .. j'essaie de me remettre dans le droit chemin comme je
peux. Désolée pour ce soir d'ailleurs, mais j'avais un coup de blues, j'voulais
voir/entendre personne :/ Faut juste que tu saches quelque chose
Benjamin.. Tu as la sensation que ce que j'ai vécu avec toi n'est que routine
pour moi, mais ça ne l'est pas. J'ai souvent eu des relations un peu space avec
les gens, comme avec toi mais ça a toujours différé selon la personne. Chaque
personne est unique et toi aussi, tu l'as été à mes yeux. Les moments passés à
tes cotés ont été uniques, différents parce que c'était nous. Toi et moi. Et
personne d'autre. Faut vraiment pas que tu l'oublies. A tes cotés, j'ai
appris (oui oui) et grace à cela, j'vais pouvoir modifier certaines choses
(quelques facettes de mon comportement par exemple). Je suis désolée que
tu sois tombé à ce moment de ma vie. et désolée aussi pour ce mail
débordant d'égocentrisme mais j'espère qu'il répondra à certaines de tes
questions.. Je t'embrasse bien fort, Lux.
Craché par struggle, à 20:27 dans la rubrique "Hell on Earth".
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